Réseaux sociaux: «Manon! Ne pèse pas sur le piton»

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Réseaux sociaux: «Manon! Ne pèse pas sur le piton»

Plusieurs adeptes des médias sociaux n’ont pas conscience que ce qu’ils publient peut être lu par des centaines et même des milliers de personnes.

 

Les paroles s’envolent, mais les écrits restent. Pourtant, il semble évident que bon nombre de gens en soient tout simplement inconscients. Nous n’avons qu’à nous promener ou à « surfer » sur les médias sociaux pour le constater. Comme tout outil, Facebook, le média social le plus populaire, peut être utile, intéressant et même sauver des vies… Ou, au contraire, rendre la vie plus difficile et la détruire pour certains.

Pour les plus âgés, Facebook peut paraître comme un monstre à cinq têtes, quoique bien des gens du troisième âge soient en mesure de l’utiliser aisément. Toutefois, pour la génération montante, celui-ci s’avère aussi important qu’utile, tout comme le téléphone, sinon plus.

Comme toute évolution qui progresse un peu trop vite, le risque de dérapage est bien présent. En ce sens, il est urgent que les parents supervisent et éduquent les jeunes. Les parents pourraient même, dans certains cas, être eux-mêmes éduqués. Vous n’avez qu’à vous promener un peu sur différents moteurs de recherche pour comprendre. Il y a plusieurs adeptes qui ont oublié que ce qu’ils publient peut être lu par des centaines et même des milliers de personnes. Certains y publient, entre autres, leur dernier party avec des détails croustillants, tandis que d’autres en profitent pour laver leur linge sale, annoncer leur rupture (avant même d’en aviser le conjoint), dénigrer et injurier leurs « amis » ou encore faire de « la petite politique ».

Et tout cela parfois avec une grammaire douteuse : trois sacres pour un mot pas même accordé. On pourrait penser qu’il n’y a que les ados encore trop innocents, insouciants ou impulsifs qui soient fautifs, mais détrompez-vous. Il y en a qui œuvrent dans des comités, sont élus par le peuple, ont des responsabilités importantes ou sont propriétaires d’entreprises, donc définitivement adultes et supposément matures.

Bien des gens ont, de façon on ne peut plus insouciante, relégué aux oubliettes les règles de bien séance jadis enseignées par les bonnes sœurs. Même s’il ne reste que très peu de religieuses en activité, plusieurs devraient penser à retourner sur les bancs d’école ou encore les bancs de « Facebook et cie » pour apprendre et acquérir un minimum de savoir-vivre.

À l’évidence, les gens n’ont pas réellement conscience de l’image qu’ils projettent ou de la réputation qu’ils se font. Pas plus que celle qu’ils tentent de faire ou plutôt défaire pour d’autres. De façon générale, nous avons tendance à juger les gens par ce qu’ils disent ou véhiculent comme valeurs, au même titre que les mots employés, le discours ou le ton.

Conséquemment, les grandes questions simples avant de peser sur le « piton » pourraient être : Est-ce que je serais prêt à afficher ce message dans le journal local ou le plus important au Québec? Car il ne serait pas étonnant que vous puissiez avoir un auditoire aussi important que ce dernier. Est-ce que j’aimerais recevoir ce genre de message? Est-ce que celui-ci dénote un minimum de réflexion et de maturité? Est-ce que j’aurais le désir de voter pour quelqu’un exprimant de tels propos? De travailler pour lui? De l’engager?
Ma mère disait souvent : « Ma petite fille, tu dois te tourner la langue sept fois avant de parler ».
Et bien, je pense que l’on devrait relire notre message sept fois avant de l’envoyer…

 

Bonne réflexion !

par Pierrette Desrosiers, M.Ps, psychologue du travail, conférencière, coach d’affaires

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