Incapable de dire non!

Incapable de dire non!

« J’aurais dû dire non, mais j’ai accepté. Aujourd’hui, je paie pour. Je n’ai plus de temps pour moi et je m’en veux. Pourquoi, je me fais toujours prendre? »

Plusieurs d’entre nous disent « oui » aux nombreuses demandes, alors qu’intérieurement vous voulons crier haut et fort « non ». Tout d’abord, il est question d’établir des limites. Certains d’entre nous avons plus de difficultés à établir nos limites, et cela peut varier dans différentes sphères de la vie.

Combien de clients m’ont dit : « Je n’aurais pas dû dire oui à m’impliquer dans ce comité, je ne fournis plus à toutes mes obligations. Je me suis senti obligé de dire oui sur le coup. »

Pourquoi dit-on « oui », même si l’on voudrait dire « non »?

  • Par peur de déplaire.
  • Par besoin d’être approuvé, admiré, aimé.
  • Pour se prouver que l’on est capable.
  • Parce que l’on souffre du syndrome du wonderman/
  • Parce que la cause ou le projet nous tient à cœur.
  • Parce que l’on veut éviter de se sentir coupable ou jugé.
  • Parce que l’on veut contrôler le projet.
  • Parce que l’on se connaît mal.
  • Parce que l’on est impulsif.
  • Parce que l’on sous-estime l’ampleur de la demande.
  • Parce que l’on pense que cela va nous rendre heureux, etc.

On peut avoir une ou plusieurs de ces motivations, parfois plus ou moins conscientes.

 

Plusieurs occasions ou demandes peuvent générer de la pression à dire oui :

 

  • Un ami ou un membre de la famille vous demande de l’argent.
  • Une cause vous sollicite pour du bénévolat ou de l’argent.
  • La famille vous demande comme « gardienne ».
  • Un collègue vous demande de terminer ses tâches pour le « dépanner ».
  • Une connaissance vous demande de participer à certaines activités ou à voyage.
  • Un comité vous sollicite pour votre expertise.

 

Bien entendu, l’idée n’est pas de devenir égoïste et de penser seulement qu’à sa petite personne. Eh oui, nous connaissons tous des individus qui n’ont aucun problème à « se flatter la bedaine et se regarder le nombril ».

L’idée à retenir est que si l’on dit oui trop souvent, et ce, pour les mauvaises raisons, l’épuisement, le ressentiment et la colère risquent d’être au rendez-vous.

De plus, il se peut que nous passions à côté de ses « vraies priorités ». On s’active, on s’éparpille, mais avec la vague impression de ne pas être là où l’on devrait être, de négliger ce qui est vraiment important. De plus, les membres de notre entourage et notre organisation risquent d’en souffrir.

Il faut se connaître, clarifier ses valeurs et établir ses priorités. Se connaître, c’est reconnaître et accepter ses forces, ses limites, ses ressources, ses motivations et ses intérêts. Plus on se connaît, plus il est facile de dire « non » et plus on est immunisé au regard et au jugement de l’autre. De plus, l’humilité n’est pas tant de connaître ses limites que de les admettre.

Dire non demande de la pratique : « Je vous remercie de la confiance que vous m’accordez, mais j’ai d’autres engagements que je veux honorer ». Ou « Non merci, j’ai d’autres priorités pour l’instant. » Apprendre à dire non, sans se justifier.

L’art d’être sage, c’est l’art de savoir quoi laisser tomber.  -William James

Pierrette Desrosiers, M. Ps

Coach d’affaires, conférencière

Spécialisée en transfert d’entreprise familiale

pierrettedesrosiers.com

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